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A C CHANTONNAY

Club Athlétisme Chantonnay

Nicolas ou la 7 ieme merveille du monde...

 

Sensations d’un marathonien

 

NICOLAS

Après Paris et Nantes c’est le Mont Saint Michel qui attendait le dernier marathonien de l’ACC pour se mesurer à cette mythique épreuve du marathon. Il était enfin temps de voir si l’enchainement des entrainements proposés par notre coach Gaëtan allait porter ses fruits. Ce marathon est mon troisième depuis que je foule l’asphalte. Ayant une référence à 3h44min, je me suis fixé un objectif entre 3h35 et 3h40.

Dès 8h00 les coureurs commencent à se positionner derrière la ligne de départ qui est basée près du port de Cancale, magnifique. Il fait 9°, soleil, pas de vent, conditions idéales. A 8h15, une minute de silence est observée en mémoire aux victimes du marathon de Boston, 3300 coureurs et pas un bruit… émouvant. Le départ est donné à 8h30, face à un sentiment de prudence je me suis positionné en retrait derrière le fanion 3h45. L’adrénaline monte, les binious sonnent le départ.

Les 2 premiers kilomètres sont dans une côte, ce sera quasiment la seule du parcours. Pas facile de trouver son allure mais cela met en jambe. Puis le plat arrive, le parcours est roulant. Rapidement je m’aperçois que l’allure du fanion 3h45 n’est pas la mienne. Je dépasse le peloton qui l’accompagne vers le 6ème km. Je sens que je suis bien, ma foulée est rasante et j’essaie de limiter les zigzags entre les coureurs. Ma vitesse de croisière est un peu au dessus de celle de l’entrainement (environ 12,3km/h) mais les sensations sont bonnes alors je déroule, et profite du paysage. A chaque ravitaillement je m’arrête et m’hydrate avec de l’eau et du sucre. Puis je repars en conservant les mêmes foulées. Enorme surprise vers le 21ème km j’aperçois le fanion bleu, celui des 3h30 ! Je l’aperçois mais il est loin. Comme dans les dessins animés j’ai un petit diable dans ma tête qui me dit « vas-y Nico rattrape-le », puis j’ai un petit ange qui me dit « pas raisonnable Nico, ralentit ». Ayant toujours de bonnes sensations je décide de ne pas modifier ma foulée (je penche un peu vers l’enfer…). A chaque traversée de bourgs des spectateurs nous encouragent et des groupes de musique mettent l’ambiance. Cela permet de penser à autre chose. Puis à chaque ligne droite je vois ce fanion bleu. Il se rapproche. Je mesure l’écart entre lui et moi à l’aide de repères fixent dans le paysage. L’écart se réduit à 40 secondes vers le 35 km. 38ème km, coup de chaud, une crampe commence à se faire sentir dans le mollet et je sens un petit coup de  « moins bien » comme on dit. J’ai l’impression de courir à la même vitesse, en tout cas de fournir le même effort, mais ma vitesse a diminué considérablement, elle oscille entre les 10,5 et 11km/h. Ce n’est pas le mur mais un petit muret… Le fanion bleu s’échappe mais cela ne me perturbe pas, je reste concentré pour ne pas m’arrêter et maintenir une allure régulière. Je ne veux pas perdre de temps sur mon chrono qui me réjouit déjà. Je souffre, les jambes sont lourdes, très lourdes. 200 m avant l’arrivée un ami de course, qui me rejoint juste, me pousse dans mon dernier effort. La ligne d’arrivée enfin la délivrance. Le bonheur, le pied !

Je regarde ma montre qui affiche 3h31min00s, je suis euphorique. J’ai rapidement une pensée pour le coach, merci pour le programme d’entrainement. Merci aussi aux collègues de l’ACC pour les séances partagées.

Un marathonien heureux.



PS photos de mon arrivée dans la douleur sur le site du marathon du mont saint michel dossard 2915.

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J
Salut Nico,<br /> Excellent descriptif de ce marathon et des sentiments que ressent chaque coureur dans de tels moments.<br /> En tout cas, je salue ta perf et admire ta foulée rasante.<br /> En espérant te recroiser sur de prochaines courses.<br /> <br /> Un ami de course...
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